Ils nous font vivre sous l'Eternité. Et à chaque pas qui s'en rapproche, ta main s'ancrera un peu plus à la mienne. Comme notre coeur et notre âme, nous les avons liés aux leurs. Un doux murmure, un appel en pleine nuit, merci d'être en vie. Je t'aime, plus que je n'ai jamais pu le faire.
Inspire. Expire. Nous voilà encore ici. Nos corps suspendus dans le vide, j'apperçois l'Eternité. Tes doigts se faufilent entre les miens et mes ongles peint de noir pressent délicieusement ta peau, alors que la peur au ventre, je vois notre fin arrivée. Mauvais rêve. Je me réveile en sursaut et ton rire me prouve que ma tête doit être horrible. J'esquisse un doux sourire et ton corps s'élançe sur le mien. Je nous rattrape et on s'écroule contre les draps.
Les gens me font rire, ils sont pathétiques. Et toi, t'es là, bien au-dessus de tout ça, même l'ange le plus pure ne pourrait atteindre ta grâce. Le monde tourne, les âmes disparaissent mais ton être est toujours là. Mon coeur. Il bat, si fort. C'est ma priére en un Ciel auquel je ne crois même plus. J'ai peur. Foutrement peur. C'est la premiére fois que j'aime comme ça. Aimer à se foutre de se lançer dans un mur. A se foutre de voir sa liberté se noyer, puisque tu l'a enfin trouvé. Mes mots ne veulent plus rien dire. Mais je sais que toi, tu les comprends. Ma petite tête blonde. Sois sûr d'une chose, le début de notre vie n'a jamais été aussi proche.